J'aime la vie ici. C'est marrant de dire ça, comme ça. Parce que, bien sûr, il y a des choses qui clochent, des choses bizarres et des choses qui me manquent.
Mais, par exemple, il y a ces petites choses qui me font sourire que je retrouve ici. Le ciel bleu et l'air froid du matin. Certaines personnes que je croise. Pendant mes deux trimestres de cours, je croisais toujours le même gars sur le chemin de l'école. Il tournait à l'angle de West End Lane et de Gascony Avenue je crois. Je ne sais pas où il allait, je ne sais même pas s'il a remarqué qu'il croisait tous les jours les mêmes personnes. Il y a aussi ce marathonien, ce week-end, que j'ai croisé en toute fin d'après-midi. Sa petite amie l'aidait à se déplacer, péniblement. Il semblait épuisé, au bord de la rupture. Après avoir couru ces 27 miles (tiens, une chose bizarre!), et s'être démené. Il a probablement fini dans l'après-midi d'ailleurs. Cinq, ou six heures de course. Seul un tiers des participant a fini la course.
C'est les vacances scolaires ici. Bizarrement, tout le quartier reprend vie. Des enfants jouent sur la rue dans la journée, on entend crier, s'amuser, se battre. Une petite fille jouait avec un briquet quand je suis passé l'autre jour. Une de ses copines lui a crié dessus: 'What are you doing ?'. 'I'm just warming my hands', elle a répondu.
J'ai eu des petits soucis avec mon Oyster Card aussi. Cette petite carte style Pass Navigo à la parisienne, fort utile à Londres. On la recharge comme une mobicarte, et elle inclut aussi notre Travelcard de la semaine. J'avais 11 livres dessus, je voulais les récupérer. Le mec me dit "je peux vous laisser 2 livres, le reste est consigné". Là j'ai halluciné. Genre je peux pas récupérer mon argent, alors que sur toutes les cartes normales on peut - j'ai une carte spéciale étudiant. Du coup, j'ai demandé à rajouter quelques livres pour atteindre le prix du ticket semaine. Or, le ticket semaine est complètement indépendant du compte qu'il y a dessus. Donc en bref, je me fais couillonner. Et le mec au guichet, de me demander si je suis débile, si je l'écoute ou bien si je n'en fais qu'à ma tête. 'It might be silly, but these are the terms and conditions of the Tube, Sir'. Grrrrr.
Et au rayon des choses qui manquent ... le petit bistrot à la française, avec un expresso et une terrasse enfumée, grouillante, un journal à la main, et le soleil du matin qui tape fort dans des yeux mal réveillés. Clichés.
Hey, tu disais ?